Incendie à Crans-Montana: un ancien gérant dénonce un détail choc

Incendie en Suisse : un ancien gérant s’étonne d’un détail crucial

Deux semaines après l’incendie tragique survenu à Crans-Montana, en Suisse, une question reste sans réponse : les normes de sécurité ont-elles été respectées dans le bar Le Constellation ? Lors de l’émission RTL Petit Matin du vendredi 16 janvier, Éric Dosdo, ancien gérant du bar, a exprimé sa surprise face à un point essentiel : le manque d’extincteurs dans l’établissement.

Selon Éric Dosdo, qui était propriétaire du Constellation jusqu’en 2015, le bar disposait à l’époque de six extincteurs. « Il y en avait un au bar du haut, et puis cinq en bas. » En revanche, lors de l’incendie, il semblerait qu’il n’y ait eu qu’un seul extincteur dans le bar, et qu’il ait été enfermé dans un local. « Quand il ne se passe rien, ça suffit. Et quand il se passe quelque chose ? Voilà le résultat », déplore-t-il.

Une accès au sous-sol modifié

Éric Dosdo s’interroge également sur les modifications apportées à l’escalier menant au sous-sol, lieu du départ de feu. Selon lui, la largeur de cet escalier aurait été réduite. « Dans le temps, il faisait entre 2,50 m et 3 m de large. L’escalier a été rétréci de beaucoup, apparemment de moitié. Je ne sais pas pourquoi il a été modifié. Je n’étais plus sur place au moment des travaux. Réduire de moitié l’espace limite forcément le nombre de personnes qui peuvent passer », explique-t-il.

Une mousse isolante considérée comme inutile

Un autre point soulève des questions : la mousse isolante phonique placée au plafond du sous-sol, qui aurait contribué à l’incendie. Selon Éric Dosdo, cette mousse n’était pas nécessaire dans l’établissement à l’époque. « On n’avait pas de consonance de boîte de nuit, de toute façon. Les voisins ne se sont jamais plaints du bruit. Même si on fermait à 1h du matin, on n’a jamais eu besoin de cette mousse », indique-t-il.

Les investigations sont toujours en cours pour déterminer d’éventuelles négligences dans la gestion du bar. L’incendie a coûté la vie à 40 personnes et en a blessé 116 le 1er janvier dernier. Depuis, Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar, ont été mis en examen pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Ils ont été entendus pour la première fois le 9 janvier.

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