Les Victimes de Bétharram veulent rencontrer le pape pour lutter contre les abus dans l’Église
L’affaire Bétharram continue de faire grand bruit en France, avec plusieurs développements récents. Le principal collectif de victimes souhaite rencontrer le pape lors de sa visite en septembre prochain. Leur objectif est de lui présenter des propositions pour lutter contre les violences sexuelles au sein de l’Église.
Les victimes réclament un rendez-vous avec le pape
Le collectif veut profiter de la visite de Léon XIV en France pour faire entendre leur voix. Ils espèrent ainsi sensibiliser le souverain pontife aux enjeux de la prévention et de la justice face aux abus commis dans les institutions religieuses.
Retour sur les témoignages et les réactions
La fille de François Bayrou s’est également exprimée sur cette affaire. Elle explique vouloir que ses proches comprennent ce qu’elle a vécu, notamment son agression à Bétharram, dont elle parle pour la première fois publiquement. Elle évoque aussi le silence de sa famille face à ces faits.
De son côté, François Bayrou, ancien Premier ministre et maire de Pau, est en tête des municipales à Pau. Cependant, sa popularité semble avoir diminué par rapport à 2020, en raison de l’affaire Bétharram et des accusations qui pèsent sur lui.
Les nouvelles poursuites et les démentis
Un deuxième homme, un ecclésiastique sexagénaire, a été mis en examen pour viol. Par ailleurs, une pétition circule pour transformer Bétharram en mémorial dédié aux enfants victimes de violences, avec l’objectif de rendre hommage aux victimes.
Le secrétaire général de l’enseignement catholique a confirmé vouloir fermer le site de Bétharram, tandis qu’une autre instance dément cette information, laissant planer le doute sur la fermeture effective de l’établissement.
Procédures judiciaires et enquêtes
Une plainte a été déposée contre la congrégation Ozanam de Limoges pour crime contre l’humanité, en lien avec des violences passées dans cet établissement. Dans le même temps, un ancien élève poursuit l’État pour faute lourde devant le tribunal administratif de Limoges.
Par ailleurs, un ancien juge, Christian Mirande, affirme avoir rencontré François Bayrou en 1998 lors d’une enquête sur un viol à Bétharram. Il critique la version donnée par le Premier ministre, qu’il considère comme erronée.
Les réactions politiques et publiques
Le collectif de victimes d’Alain Esquerre a annoncé son retrait de la commission d’enquête indépendante. La députée Yaël Braun-Pivet a, quant à elle, jugé sans objet la demande de poursuivre François Bayrou pour faux témoignage. La commission parlementaire a publié un rapport pointant un « défaut d’action » de Bayrou face aux violences dans les écoles, ce que certains contestent.
Le rapport suggère également d’inscrire les crimes sexuels sur mineurs dans la catégorie imprescriptible, permettant ainsi de déposer plainte sans limite de temps. Seul le député Paul Vannier, de la France Insoumise, accuse François Bayrou d’avoir menti devant la commission, ce que le rapporteur général ne confirme pas totalement.
Les déclarations de François Bayrou et ses défenseurs
Le Premier ministre a nié avoir été informé des violences à Bétharram. Il affirme avoir été victime d’une cyberattaque visant à discréditer ses démentis. Dans ses déclarations, il a également publié des documents pour prouver qu’il n’avait pas menti. Il a annoncé son intention de publier l’intégralité des pièces pour faire toute la lumière sur l’affaire.
La fille de François Bayrou, Hélène Perlant, a témoigné que son père avait rencontré un juge en 1998, ce qu’il avait d’abord nié. Elle explique aussi avoir été victime de violences et avoir attendu plusieurs années avant de témoigner. Son témoignage a profondément bouleversé l’entourage du Premier ministre, qui affirme qu’il ne lui aurait jamais dit avoir été victime lui-même.
Les mesures en cours et les initiatives
Face à ce scandale, l’enseignement catholique a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Stop violences ». Elle vise à rappeler aux personnels éducatifs leurs devoirs et à encourager les élèves à parler en cas de violences.
Le porte-parole des victimes, Alain Esquerre, se dit satisfait des prises de conscience au plus haut niveau de l’État et espère de prochaines annonces pour faire face à ces abus. Des mesures concrètes et une meilleure protection de l’enfance restent au cœur des préoccupations.



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