Tragédie en Corse : l’ancien président d’Ajaccio tué lors des obsèques

Un drame tragique en Corse

Le lundi 12 janvier 2026, un drame s’est produit en Corse. Alain Orsoni, ancien président de l’AC Ajaccio, assistait aux obsèques de sa mère dans son village natal lorsque la tragédie s’est déroulée. Vers 16h30, il a été tué dans des circonstances encore floues. Agé de 71 ans, cette figure du mouvement nationaliste corse a succombé à une balle tirée à longue distance, selon le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, qui s’est exprimé à l’AFP.

Une enquête en cours

Le parquet d’Ajaccio a ouvert une enquête pour assassinat. Peu après, le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), en collaboration avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, a lancé une seconde enquête pour meurtre en bande organisée. Il est également question de participation à une organisation criminelle et à une association de malfaiteurs.

Un passé marqué par une tentative d’assassinat

Alain Orsoni n’était pas étranger au danger. En 2008, il avait déjà échappé à une tentative d’assassinat. Selon un proche, Jo Peraldi, il avait passé une heure avec lui le matin de sa mort. À l’époque, il n’était pas inquiet et faisait ses courses en ville sans protection spéciale. La violence lors de ses obsèques a été décrite comme une transgression du sacré par ce proche, qui a qualifié l’événement d’innommable.

Une protection renforcée, mais insuffisante

Originaire du Nicaragua, où il réside habituellement, Alain Orsoni était venu spécialement en Corse pour les obsèques de sa mère. Après la tentative de 2008, il s’était équipé d’une Audi A6 blindée pour sa protection. Cependant, il reconnaît que cela ne garantit pas une sécurité totale, surtout face à certains calibres et types de munitions.

Les propos d’Alain Orsoni sur la dangerosité

Dans une interview à France Inter, il expliquait ressentir du désespoir face à la menace qui pèse sur lui. Il avouait aussi qu’il envisageait de quitter son poste à l’ACA. Malgré cela, il assurait ne pas avoir peur de mourir. Selon lui, il ne se lève pas chaque matin en pensant qu’on va le tuer, vivant normalement, même sans protection rapprochée.

Une perception de menace et de rumeurs

Alain Orsoni a également évoqué la dangerosité des rumeurs en Corse, où tout peut rapidement prendre une ampleur démesurée. Il a dénoncé la propagande médiatique qui le désigne comme une cible, précisant qu’il vit dans la maison de sa mère, à 25 kilomètres d’Ajaccio, et que tout le monde sait où il réside. Pour lui, si quelqu’un voulait s’en prendre à lui, il aurait déjà été visé directement.

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