Rugby : La FFR devant le tribunal dans l’affaire Medhi Narjissi
La Fédération française de rugby convoquée devant le tribunal d’Agen
La Fédération française de rugby (FFR) doit se présenter ce vendredi 24 avril devant le tribunal d’Agen, en Lot-et-Garonne. Cette convocation intervient dans le cadre d’une information judiciaire sur la disparition en mer de Medhi Narjissi, un jeune joueur de rugby de 17 ans, survenue en 2024.
Il s’agit d’une étape importante dans l’enquête. Lors de cette audience, le président de la FFR, Florian Grill, pourrait être mis en examen ou devenir témoin assisté. La procédure suit une enquête qui a débuté en septembre 2024, après la disparition inquiétante du jeune rugbyman lors d’un stage en Afrique du Sud.
En mars dernier, l’avocat de la fédération, Mathias Chichportich, expliquait que cette convocation était la suite logique des investigations. Il précisait que la FFR restait disponible pour la justice et que Florian Grill avait choisi de représenter la fédération lui-même lors de cette audition. Florian Grill avait déjà été entendu en octobre 2024 par la police d’Agen dans le cadre de l’enquête.
Les circonstances de la disparition de Medhi Narjissi
Medhi Narjissi, jeune joueur du Stade Toulousain, a disparu le 7 août 2024, lors d’un stage de l’équipe de France U18 en Afrique du Sud. La tragédie s’est produite lors d’une séance de récupération sur une plage réputée dangereuse, près du cap de Bonne-Espérance. Son corps n’a jamais été retrouvé.
Suite à cet incident, deux membres de l’encadrement ont été suspendus ou révoqués. Robin Ladauge, le préparateur physique, a été révoqué de la fonction publique en août 2025, et Stéphane Cambos, l’ancien manager, a été suspendu pour deux ans, dont un ferme. Tous deux ont été mis en examen pour homicide involontaire par le tribunal d’Agen.
Une enquête administrative menée par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) a pointé une « préparation défaillante du séjour » organisé par la fédération, ainsi que des « missions insuffisamment formalisées » pour les encadrants des moins de 18 ans.
Pour la FFR, ces défauts de préparation, qu’elle ne nie pas et qu’elle attribue à l’héritage de l’ancienne gouvernance, ne seraient pas directement liés au drame. La fédération considère que la responsabilité incombe principalement à l’encadrement sur place.



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