Éric Robic l’escroc abattu à Neuilly une fin dramatique
Qui était Éric Robic, l’homme d’affaires et escroc multirécidiviste abattu à Neuilly-sur-Seine ?
Ce jeudi, un homme d’une cinquantaine d’années a été tué en pleine rue à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Éric Robic, 51 ans, a été victime d’une attaque à balles. Deux hommes armés, qui se seraient déplacés à scooter, ont rapidement pris la fuite après avoir tiré.
Éric Robic avait un passé judiciaire lourd. Selon la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, il comptait douze condamnations depuis 1994. Homme d’affaires connu, il était aussi considéré comme un escroc multirécidiviste.
Un passé marqué par des affaires graves
En décembre 2014, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour homicide involontaire aggravé par conduite. La cause ? En septembre 2011, à Tel-Aviv, il avait mortellement renversé Lee Zeitouni, une jeune femme israélienne de 25 ans, professeur de yoga et de gymnastique.
Lors de ses poursuites, Éric Robic avait reconnu avoir consommé de l’alcool avant de prendre le volant, tout en niant être ivre. Il avait présenté ses excuses aux parents de la victime. Son passager lors du drame, Claude Khayat, avait écopé de 15 mois de prison ferme.
Ce meurtre avait tendu les relations diplomatiques entre la France et Israël. La famille de Lee Zeitouni avait été rassurée par Carla Bruni-Sarkozy, alors première dame, qui avait assuré que la justice française ferait tout son possible.
Une vie marquée par les affaires et les affaires judiciaires
Le passé judiciaire d’Éric Robic comprenait aussi des infractions financières. En janvier 2024, il avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis, dans une affaire d’escroquerie. Il était impliqué dans une fraude portant sur un million d’euros.
Il s’agissait d’un système d’achat de voitures à crédit via des sociétés écrans et de faux bilans. Les véhicules étaient revendus à bas prix, puis l’argent était blanchi en Pologne, en Chine ou en Israël. La somme était finalement récupérée en espèces en France. Cette escroquerie avait causé la perte d’une centaine de victimes entre 2013 et 2014.
Une enquête en cours
Après la mort d’Éric Robic, le parquet de Nanterre a décidé de se dessaisir pour confier l’enquête à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l’investigation.



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