Incendie de Crans-Montana : une issue de secours bloquée et un vestiaire improvisé au centre de l’enquête
De nouveaux éléments de l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation, survenu le 1er janvier 2026 à Crans-Montana (Suisse), éclairent les circonstances du drame.
De nouveaux éléments ont été révélés par les images de vidéosurveillance du Constellation, lors de l’incendie de la nuit du 31 décembre dernier.
Au moment où le feu se déclare, environ 130 personnes se trouvent dans le sous-sol. Rapidement, une partie des clients retourne dans une pièce située à l’opposé de la sortie principale, un vestiaire improvisé surnommé « le bar clandestin », pour récupérer manteaux et effets personnels. Ce vestiaire se trouve à côté du fumoir, au bout d’un couloir étroit. Sur les images, au moins neuf personnes sont identifiées en train d’y faire des allers-retours précipités.
Ils passent devant l’issue de secours sans la voir
En moins d’une minute, la fumée envahit les lieux et l’air devient irrespirable. Certains tentent alors de progresser penchés, le visage au ras du sol. Beaucoup sous-estiment la propagation de l’incendie et tentent de retourner chercher leurs effets personnels avant de prendre la fuite.
Détail insupportable : en se rendant dans le vestiaire, les clients sont tous passés devant une issue de secours, qui menait à la cage d’escalier de l’immeuble voisin. Mais aucun n’a remarqué cette sortie car elle était bloquée…par un tabouret. Un obstacle qui aurait sans doute laissé croire que la sortie était inutilisable.
Une sortie de secours verrouillée
Une adolescente italienne de 16 ans, rescapée, raconte avoir fait demi-tour devant cette sortie, pensant qu’elle était condamnée. Brûlée sur 40 % du corps, elle a finalement réussi à s’échapper en rampant vers l’escalier principal, où se massaient déjà des dizaines de personnes.
Autre élément accablant : une sortie de secours située au rez-de-chaussée était, elle aussi, fermée à clé le soir du drame, afin d’éviter que des clients partent sans payer. D’après les enquêteurs, ces défaillances ont pu coûter des dizaines de vies.
Source : Le nouveau detective



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