Mère et fille accusées d’empoisonner leur gendre en Vendée
Une mère et sa fille sur le banc des accusés en Vendée
Ce mercredi 25 mars, une femme de 62 ans, Carole D., et sa fille de 37 ans, Amélie D., ont débuté leur procès devant la cour d’assises de Vendée. Elles sont poursuivies pour avoir empoisonné, pendant plusieurs années, un homme : le conjoint d’Amélie et le gendre de Carole.
Les faits se sont déroulés dans le petit village de Thorigny. Selon l’accusation, les deux femmes auraient mis en place un stratagème pour intoxiquer Enrique B., entre 2020 et 2022. La victime, un quadragénaire, a déposé plainte en septembre 2023, après avoir été victime de violences conjugales. Il a alors raconté aux enquêteurs comment sa compagne et sa belle-mère avaient tenté de le tuer, en lui fournissant des preuves.
Malgré des explications initialement jugées invraisemblables par certains, les deux femmes ont reconnu leur implication à la fin du mois de septembre 2023. Elles ont expliqué s’être inspirées d’une série télévisée pour élaborer leur projet. Elles ont été mises en examen pour «tentative d’empoisonnement et tentative de meurtre ».
Les détails de l’affaire
L’enquête a révélé que Carole D. et sa fille utilisaient différentes substances pour empoisonner la victime. Elles auraient utilisé des médicaments, des plantes toxiques et des graines de ricin. Ces actes se seraient produits sur une période de deux ans, entre 2020 et 2022. La procureure de La-Roche-sur-Yon, Sarah Huet, a qualifié cela de « projet criminel prémédité » visant à tuer Enrique B.
Les deux femmes auraient également attaqué le chien de la famille, nommé Psycho. Selon nos confrères, elles lui auraient donné à manger des boulettes de viande imbibées d’antigel, ce qui aurait conduit à l’euthanasie de l’animal deux jours plus tard.
Le motif principal de ces empoisonnements reste sujet à débat. Pour Aurélie D., victime de violences conjugales, cela pourrait expliquer une partie de son comportement. Cependant, un autre élément pourrait avoir influencé leur plan : la maison du couple, entièrement remboursée en cas de décès. Aurélie D. a toutefois précisé que ce n’était pas le motif principal.
Depuis leur mise en examen, les deux femmes sont en détention provisoire. Elles risquent la réclusion criminelle à perpétuité.



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