Crimes racistes en hausse en 2025 : une menace qui s’amplifie

Une hausse modérée des crimes racistes en 2025

Selon le rapport annuel du ministère de l’Intérieur, le nombre d’infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux a augmenté de 5 % en 2025. Au total, plus de 16 400 actes ont été recensés cette année.

Une baisse des contraventions mais une hausse des crimes et délits

Les statistiques montrent que, par rapport à 2024, les contraventions de ce type ont diminué de 6 %. En revanche, les crimes et délits ont progressé de 5 %. Cette augmentation est toutefois deux fois moins importante que celle observée entre 2023 et 2024 (+10 %).

Les infractions principales en détail

Les forces de l’ordre ont enregistré 9 700 crimes ou délits à caractère raciste en 2025, ainsi que 6 700 contraventions. La majorité de ces actes concernent des injures, des provocations ou des diffamations.

Parmi ces infractions, 50 % sont des injures publiques, 19 % des menaces (notamment de mort). Les atteintes à la vie, les violences et les atteintes aux biens représentent des parts beaucoup plus faibles, respectivement 6 % pour chaque catégorie. En 2025, trois homicides et trois tentatives d’homicides ont été recensés.

Les victimes et leur profil

Environ 10 100 victimes ont été enregistrées, soit une hausse de 4 % par rapport à 2024. La majorité d’entre elles sont des hommes (59 %), alors qu’ils représentent 49 % de la population. Les personnes âgées de 25 à 54 ans et les ressortissants africains sont aussi surreprésentés parmi les victimes.

Selon une enquête, seulement 3,5 % des victimes portent plainte après avoir subi des actes racistes.

Les personnes mises en cause

Près de 5 100 personnes ont été poursuivies pour des infractions à caractère raciste en 2025. Parmi elles, 3 000 pour provocations, injures ou diffamations, 900 pour menaces, 90 pour discriminations, 200 pour atteintes à la vie ou violences, 180 pour atteintes aux biens, et 590 pour d’autres infractions.

Une disparité géographique notable

En moyenne, 1,4 crime ou délit raciste est enregistré pour 10 000 habitants en France. Le taux est globalement similaire d’un département à l’autre, sauf à Paris, où il est plus de trois fois supérieur à la moyenne nationale.

Le ministère explique cette situation par le fait que les infractions commises à Paris ne concernent pas uniquement la population résidente. La forte attractivité de la capitale peut donc fausser le taux d’enregistrement par rapport aux autres régions.

Une évolution liée à plusieurs facteurs

Le rapport souligne que l’augmentation du nombre d’atteintes racistes reflète à la fois la réalité du phénomène et une meilleure déclaration par la population. Les forces de sécurité étant plus sensibilisées et mieux formées, leur capacité à recenser ces actes s’est améliorée.

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