Tariq Ramadan Face à 18 Ans de Prison pour Viol Accusations Choc
Une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle a été demandée ce mardi à l’encontre de Tariq Ramadan, l’islamologue suisse. La cour criminelle départementale de Paris a jugé l’affaire par défaut et à huis clos, pour des accusations de viols sur trois femmes.
Tariq Ramadan, qui ne s’est pas présenté à son procès, est visé par un mandat d’arrêt. La justice a considéré qu’il était apte à comparaître, selon les résultats d’une expertise médicale rendue début mars. Cependant, il ne s’est toujours pas présenté devant la cour. Lors de l’audience du 6 mars, la cour avait déjà délivré ce mandat d’arrêt, se prononçant pour un jugement par défaut. À cette date, ses avocats avaient évoqué une hospitalisation à Genève pour une poussée de sclérose en plaques. Mais les experts avaient conclu que la maladie était stable, sans signe de poussée récente, ce qui contredisait cette version.
Ce mardi 24 mars, l’avocat général a requis une peine de 18 ans de prison contre lui, ainsi qu’un mandat d’arrêt et une interdiction de territoire à l’issue de sa détention. La justice doit rendre son verdict le mercredi 25 mars. Cependant, Tariq Ramadan demeure absent à son procès. Selon nos informations, il aurait été hospitalisé en psychiatrie à Genève dans la matinée de ce mardi.
Lors de l’audience du 6 mars, la présidente avait lu un courrier d’un médecin de l’accusé, transmis par sa défense. Ce dernier expliquait que Tariq Ramadan était « vidé de son énergie vitale » et recommandait une période de repos d’une semaine à dix jours. La justice a toutefois maintenu que l’état de santé de l’islamologue, âgé de 63 ans, n’était pas en cause pour justifier son absence.
Les faits reprochés à Tariq Ramadan remontent entre 2009 et 2019. Le prédicateur est accusé de viols aggravés, avec violences et sur des personnes vulnérables. La première victime, « Christelle » (prénom d’emprunt), affirme avoir été violée en octobre 2009 à Lyon. La seconde, Henda Ayari, a porté plainte en octobre 2017, accusant Ramadan d’un viol en 2012 à Paris. La troisième affaire, datant de 2016, concerne une autre femme.



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