Lucas Larivée condamné à 30 ans de prison pour le meurtre et le viol de Justine Vayrac
Condamnation de Lucas Larivée à 30 ans de prison
Le samedi, la Cour d’assises de la Corrèze a condamné Lucas Larivée à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans. Il était jugé pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, survenus après une soirée en discothèque à Brive-la-Gaillarde en octobre 2022.
Un verdict basé sur la personnalité de l’accusé
Selon l’avocate générale Emilie Abrantes, Lucas Larivée, un ouvrier agricole de 24 ans, n’est pas considéré comme un monstre. Cependant, elle souligne qu’il possède des traits de personnalité qui font de lui un individu « psychopathe » et dangereux pour la société. Elle a notamment insisté sur le fait qu’il était « prisonnier de ses mensonges » durant le procès, qui a duré six jours.
Le déroulement du procès et la réaction de la famille
Après six heures de délibération, les jurés ont prononcé une peine légèrement inférieure à la perpétuité, avec 22 ans de sûreté. Lors de l’annonce du verdict, la mère de la victime a été émue et en larmes, en compagnie de ses proches. Elle a ensuite fait un pas pour enlacer la mère de l’accusé.
Le beau-père de Justine Vayrac a exprimé la confiance de la famille dans la justice, tandis que l’avocat de la défense, Me Michel Labrousse, a indiqué qu’il n’allait pas commenter le verdict, précisant que la possibilité d’un appel n’était pas une décision prise à chaud.
Les faits reprochés à Lucas Larivée
Lucas Larivée, déjà condamné pour une précédente affaire d’incendie volontaire, est jugé pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, 20 ans, survenus le 22 octobre 2022. Selon la version initiale de l’accusé, il aurait eu un comportement accidentel lors d’un jeu sexuel, un étranglement ayant mal tourné. Cependant, cette version a été remise en question lors du procès.
Les enquêteurs ont découvert des preuves de coups portés à la victime, de projections de sang dans la chambre, ainsi que le témoignage d’une autre jeune femme ayant été étranglée dans des circonstances similaires peu après la mort de Justine. Lucas Larivée a également menti à plusieurs reprises durant l’enquête.
Le rapport psychiatrique et la défense
Le rapport d’expertise psychiatrique a été un point central du procès. La défense a dénoncé un rapport jugé « faux » et « tortueux », accusant l’avocate générale de profiter de cette erreur pour faire passer Lucas Larivée pour un « tueur en série ». Selon l’avocat, Lucas Larivée n’a rien en commun avec des profils psychopathiques ou criminels notoires.
Ce (nouveau) rapport (d’expertise psychiatrique, ndlr) est un torchon. Il a mis dans la tête des gens l’item d’un tueur en série, et l’avocate générale profite de ce pain béni. » « Lucas Larivée, ce n’est pas Émile Louis », a-t-il ajouté.
La défense a aussi évoqué la thèse d’un accident lors d’un acte sexuel, arguant que l’étranglement aurait été un incident involontaire, sans intention de tuer. Pourtant, cette version a été contestée par les preuves scientifiques et les témoignages recueillis durant le procès.
Les mensonges et la réalité des faits
Au début de l’enquête, Lucas Larivée avait tenté de se dédouaner en évoquant l’intervention d’un tiers, un récit qui s’est avéré inventé. Ce dernier avait également affirmé avoir été forcé à rédiger un rapport et à frapper la victime. Selon l’avocate générale, ces mensonges n’ont fait que l’accabler davantage, car tout ce qu’il a raconté correspondait en réalité aux éléments constatés par la justice.
Les proches de Justine Vayrac ont décrit cette dernière comme « douce » et « très sensible ». Lors de la soirée fatale, elle était alcoolisée et vulnérable. Selon l’enquête, Lucas Larivée, qui collectionnait les petites amies, aurait profité de sa fragilité pour la séduire, avant de commettre ses actes.
Les déclarations de l’accusé et la suite de la procédure
Vendredi, Lucas Larivée a qualifié son geste d' »irréparable » et d' »impardonnable », tout en maintenant la thèse de l’accident. Il a exprimé ses regrets, en larmes, en regardant les parents de la victime.



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