Kad Merad et Julia Vignali face à une affaire judiciaire inattendue
Kad Merad et Julia Vignali ont récemment été confrontés à une affaire judiciaire complexe liée à la rénovation d’une ferme en Bourgogne. Leur projet, qui devait être un rêve, s’est terminé devant le tribunal correctionnel de Marseille.
En 2021, le couple a acheté une fermette en ruine à Mary, en Saône-et-Loire. Leur objectif était de la transformer en résidence secondaire et en lieu de réception pour leur mariage prévu en 2022. Ils avaient choisi une architecte et un artisan recommandés, avec un budget initial de 770 000 euros. Tout semblait bien planifié, mais le chantier a rapidement tourné au cauchemar financier.
Une rénovation qui tourne au fiasco
Pour remettre la ferme en état, l’architecte Elisa Q a conseillé de démolir la maison principale, jugée insalubre, et de concentrer les travaux sur la grange. Le couple avait aussi prévu d’ajouter une piscine, un pool house, et d’accueillir des animaux. Le coût estimé de l’ensemble s’élevait alors à 770 000 euros, incluant l’achat du terrain et les travaux. L’architecte avait recommandé un artisan, Robert G.L., à la tête de la société Dr House, pour réaliser le chantier.
Mais au fil du temps, le projet a dérapé. L’avocat de Merad et Vignali, Me Silvio Rossi-Arnaud, a résumé la situation : le couple a contracté un prêt pour financer le projet, qui a finalement coûté beaucoup plus que prévu. Selon lui, ils auraient dû vendre leur résidence principale pour couvrir les coûts, car la ferme ne vaudrait qu’environ un million d’euros si elle était revendue.
Une explosion des coûts
Le montant final de la rénovation serait passé de 770 000 euros à 1,9 million, soit une augmentation de 200 %. L’avocat reproche à l’architecte d’avoir sous-estimé volontairement les coûts, malgré des devis initiaux plus élevés, et d’avoir recommandé un artisan en difficulté financière. Pour le couple, cette situation est une véritable tromperie.
Julia Vignali a déclaré : « On a été complètement trompés ». Elle précise que, pour les travaux du toit et des murs, le coût dépasse déjà un million d’euros. Elle ajoute qu’ils n’ont pas choisi des matériaux en or. Le couple demande plus d’1,7 million d’euros en dommages et intérêts pour préjudices financiers et moraux.
Un procès aux versions divergentes
L’artisan, Robert G.L., ne s’est pas présenté à l’audience. Seule Elisa Q, l’architecte, a répondu aux questions des juges. Elle affirme n’avoir rien dissimulé au couple. Elle explique que les devis qu’elle a présentés lors de la première visite concernaient uniquement la maison principale, pas la grange. Elle souligne également que l’estimation était non contractuelle et concernait seulement la grange, pas le pool house ou la piscine.
Architecte de conception, Elisa Q précise qu’elle n’a pas suivi le chantier et qu’elle a été bloquée pendant une heure et demie par Kad Merad, à la découverte des retards et des problèmes financiers de l’artisan. Elle raconte avoir avancé 40 000 euros de sa propre poche, somme jamais remboursée, ce qui la met en difficulté face aux accusations de fraude.
Le verdict de cette affaire, qui pourrait avoir des conséquences financières importantes pour les deux parties, sera rendu le 28 avril.



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