Un Ex-gendarme vole un million d’euros à un retraité et vit dans le luxe

Une ex-gendarme soupçonnée d’avoir dérobé près d’un million d’euros à un retraité

En Charente, une femme de 34 ans, ancienne gendarme à la brigade de Hiersac, est actuellement mise en examen. Elle est suspectée d’avoir profité de la richesse d’un retraité pour financer un train de vie très luxueux.

Elle a été arrêtée en mai 2025, après une enquête qui a révélé qu’entre 2022 et 2025, près d’un million d’euros de patrimoine aurait disparu. La justice continue d’étudier les responsabilités dans cette affaire.

Une relation inattendue entre la gendarme et le retraité

Tout a commencé début 2022. La gendarme, originaire de Normandie, a rencontré Jacques Poupelin dans le cadre de son service. Ce retraité, presque nonagénaire, vivait dans une maison à Douzat, en Charente. Ancien industriel dans l’agroalimentaire, il était récemment veuf et menait une vie discrète.

Au fil du temps, la militaire s’est montrée utile à l’homme, en faisant du ménage ou en lui achetant des courses. Une relation d’amitié s’est nouée, ce qui a surpris certains habitants du village, peu habitués à voir une jeune femme en compagnie d’un homme aussi âgé. Jacques Poupelin est décédé en avril 2025, après avoir été hospitalisé dans une maison de retraite.

Les soupçons et les investigations

Les enquêteurs estiment qu’un important patrimoine, notamment en Louis d’or et en actions en bourse, a disparu durant cette période. La gendarme a été arrêtée en mai 2025, puis mise en examen pour abus de faiblesse et blanchiment. Elle a été placée en détention provisoire, avant d’être libérée sous contrôle judiciaire.

Les proches de la suspecte ont également été entendus par la justice. Sa mère de 57 ans, ses deux sœurs, ainsi que deux anciens partenaires ont été interpellés et mis en examen pour recel et blanchiment. Tous ont été relâchés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contacter la gendarme.

Une relation qui pose question

Selon un proche du dossier, il reste encore à déterminer qui savait quoi dans cette affaire. La principale concernée, elle, réfute toute accusation d’abus. Elle affirme que tout ce qu’elle a reçu de la part du retraité était des cadeaux, et que leur relation a évolué vers un lien familial. Elle insiste sur le fait que l’homme était en pleine possession de ses moyens.

La défense dénonce une instruction à charge

Me Céline Bekerman, l’avocate de la suspecte, souligne qu’il faut prouver l’existence d’un état de faiblesse pour qualifier un abus. Elle regrette que l’enquête semble menée principalement à charge et affirme que la générosité de la retraitée pourrait avoir suscité des jalousies chez certains collègues. Selon elle, le retraité était libre de gérer son argent comme il l’entendait.

L’enquête, conduite par une juge d’instruction à Angoulême, se poursuit. La justice rappelle que l’abus de faiblesse ou d’ignorance peut entraîner jusqu’à trois ans de prison et 375 000 euros d’amende. Tous les mis en examen bénéficient toujours de la présomption d’innocence.

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