Témoignage bouleversant d’une victime de Jeffrey Epstein à 14 ans

Le témoignage poignant de Marina Lacerda

Jeffrey Epstein a rencontré Marina Lacerda alors qu’elle n’avait que 14 ans. Née au Brésil, elle est arrivée aux États-Unis à l’âge de 8 ans. Dès le lycée, elle travaillait déjà pour soutenir sa famille, en jonglant avec trois emplois. Sa vie familiale était très difficile : son beau-père venait d’être emprisonné pour des abus sexuels sur elle, entre ses 8 et 12 ans, et sa relation avec sa mère était tendue.

Une amie lui a alors proposé de travailler pour le multimillionnaire, lui promettant 300 dollars pour un massage de 30 minutes. Marina a vu cette opportunité comme un moyen de s’en sortir.

Une entrée dans un cauchemar

Elle espérait que cet homme, très influent à New York, pourrait l’aider à réaliser ses rêves de ballerine ou de carrière à Broadway. Mais rapidement, les rencontres ont tourné au cauchemar. Elle raconte que, dès la première fois, elle a été violée. Elle explique : « Et la minute d’après, il me violait. On pourrait dire que c’était du sexe, mais à 14 ans, on n’a pas de relations sexuelles, on est violée. » Elle se souvient avoir dit : « Non, non, non, non » en état de choc.

Marina décrit l’emprise progressive d’Epstein : « Il disait : ‘Ça va prendre un peu de temps pour qu’elle soit à l’aise.’ » Identifiée comme « Minor-Victim 1 » dans l’acte d’accusation de 2019, elle a joué un rôle clé dans les poursuites contre le financier, avant qu’il ne se donne la mort en prison à Manhattan.

La colère de Marina face aux puissants

Aujourd’hui âgée de 37 ans, Marina Lacerda accuse Prince Andrew d’avoir « complètement ignoré » les demandes des victimes qui souhaitaient qu’il témoigne aux États-Unis. Elle déplore qu’il refuse de revenir en Amérique, alors qu’il fréquentait Jeffrey Epstein assidûment. Elle évoque des échanges d’emails révélant ses tentatives de faire venir Epstein en Grande-Bretagne, ainsi qu’une photo choquante où l’on voit Prince Andrew allongé au sol avec une jeune fille, presque une enfant.

Elle affirme : « Je ne pense pas que ces personnes ne savaient pas. Je pense qu’elles faisaient partie du système. » Selon elle, ces hommes puissants s’impliquaient activement, tout comme Jeffrey Epstein, à travers des échanges de mails et des preuves qu’elle considère comme accablantes.

Marina dénonce également la publication partielle des fichiers par le Département de la Justice. Elle estime que ces institutions protègent leurs propres intérêts, au détriment des victimes. Bien que le traumatisme reste vif, elle affirme que parler de son expérience lui est bénéfique, la aidant à faire face.

Elle met en garde contre toute indulgence envers Ghislaine Maxwell, soulignant : « Sommes-nous censés croire une femme qui a menti sous serment ? » Concernant Donald Trump, qui a qualifié l’affaire d’« histoire plutôt ennuyeuse », elle réplique : « Bien sûr que c’est ennuyeux pour lui, puisqu’il apparaît dans les dossiers. Tout comme ses amis. Mais ce n’est pas ennuyeux quand le monde entier est concerné. »

Laisser un commentaire