Ivre, il se rend à la gendarmerie pour déposer plainte et provoque le chaos
Un automobiliste ivre se rend à la gendarmerie pour déposer plainte
En Meurthe-et-Moselle, un homme a voulu se faire entendre auprès des gendarmes en se rendant volontairement à la brigade pour déposer une plainte. Cependant, sa visite a rapidement pris une tournure inattendue.
Le jeudi 5 février 2026, cet automobiliste a conduit son véhicule jusqu’à la gendarmerie après un différend sur la route. Selon France 3 Grand Est, il pensait régler son litige avec un autre conducteur en allant lui-même porter plainte. Mais dès son arrivée, son comportement a intrigué les militaires.
Une arrestation pour conduite en état d’ivresse
Les gendarmes de l’escadron départemental de contrôle des flux ont rapidement remarqué que l’homme était dans un état suspect. Son attitude hésitante et ses gestes peu cohérents ont conduit les militaires à effectuer un dépistage d’alcool sur place.
Le résultat a été sans appel : le conducteur présentait un taux d’alcool dans le sang de 1,62 g/l. Ce niveau dépasse largement le seuil autorisé, fixé à 0,5 g/l, et est également bien supérieur à la limite de 0,8 g/l qui constitue un délit. Au-delà de ce seuil, la conduite en état d’ivresse peut entraîner jusqu’à trois ans de prison, une amende de 9 000 €, le retrait de 6 points sur le permis, une suspension ou une annulation du permis, ainsi que la confiscation du véhicule.
Conséquences immédiates et suite judiciaire
Face à ce taux d’alcoolémie, les gendarmes ont procédé au retrait immédiat du permis de conduire. Le véhicule a été placé en fourrière, en application de la procédure en cas d’état d’ivresse. L’homme, venu initialement pour déposer plainte, a donc quitté les locaux à pied, sans permis et avec une affaire de délit routier en cours.
La suite de l’affaire se jouera devant la justice. La gendarmerie de Meurthe-et-Moselle a indiqué que l’automobiliste sera prochainement convoqué devant un tribunal. En cas de condamnation, le tribunal pourra prononcer une suspension ou une annulation du permis, ainsi que des obligations telles que des stages de sensibilisation.
En cas d’accident avec un taux d’alcool aussi élevé, les sanctions seraient encore plus lourdes, pouvant aller jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende en cas de décès, selon les barèmes du Service Public.



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