Arnaque à 300 000 € à Villefranche-de-Rouergue : le garage disparait avec vos économies
Une escroquerie à Villefranche-de-Rouergue : plusieurs victimes et 300 000 € en jeu
Dans la ville de Villefranche-de-Rouergue, en Aveyron, une dizaine de clients d’un garage nommé AB Signature se plaignent d’avoir été victimes d’une arnaque. Selon eux, le couple de garagistes à la tête du établissement aurait vendu des voitures confiées en dépôt-vente sans jamais leur reverser l’argent.
Le garage a fermé ses portes, et ses responsables ont disparu, laissant derrière eux des automobilistes désespérés. Certains ont perdu leur véhicule, d’autres leur argent, et aucune solution n’a encore été trouvée pour récupérer leurs biens ou leurs fonds.
Une opération de dépôt-vente qui tourne au piège
Au départ, rien ne laissait présager une telle situation. Le garage proposait aux clients de vendre leur voiture en échange d’une commission. Les propriétaires laissaient leur véhicule, signaient des papiers, puis attendaient la vente. C’est ce que faisait Karine Laurens, l’une des victimes. Elle avait confié sa voiture, mais a appris qu’elle avait été vendue pour 26 000 euros, alors qu’elle n’a jamais reçu l’argent.
Elle résume sa situation en disant qu’elle n’a plus ni voiture ni argent. La voiture a disparu, le chèque n’est jamais arrivé, et le garage a été placé en liquidation en novembre dernier. La structure doit aujourd’hui plus de 650 000 euros, dont plus de 300 000 euros réclamés par des clients toujours en attente.
Selon les premières estimations, une vingtaine de clients seraient concernés par cette escroquerie.
Un collectif pour faire face
Face à l’inaction du garage, Karine Laurens a décidé d’agir. Elle a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour retrouver d’autres victimes. Rapidement, plusieurs personnes ont répondu, racontant des histoires similaires. Un collectif s’est formé, sans avocat pour le moment, mais avec une volonté commune : faire la lumière sur ce qui s’est passé et espérer récupérer une partie de leur argent.
Parmi eux, Jean-Luc Escaffe témoigne également de promesses non tenues. Il explique avoir été mis en attente à plusieurs reprises, sans jamais voir de résultat concret. Beaucoup, comme lui, ont longtemps voulu croire à une issue favorable.
Une enquête pour escroquerie en cours
Les victimes ont finalement porté plainte. Toutes ont saisi la justice, qui a ouvert une enquête préliminaire pour escroquerie à la gendarmerie. Cependant, l’attente est longue pour ceux qui ont tout misé sur la confiance dans ce garage. Karine Laurens explique qu’elle contacte régulièrement la gendarmerie, mais que la procédure avance lentement.
Les responsables du garage restent introuvables depuis la fermeture. Pendant ce temps, les victimes vivent dans l’incertitude et la colère, se sentant trahies jusqu’au bout. La liquidation administrative du garage est en cours, mais beaucoup attendent encore des réponses et des remboursements.



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