Une secrétaire vole 285 000 € en créant de fausses familles d’accueil

Une femme déclare de fausses familles d’accueil et vole près de 285 000 euros

Une ancienne secrétaire du Conseil départemental du Cher comparaissait mercredi devant le tribunal de Bourges pour des faits d’escroquerie aggravée. Pendant 14 ans, elle aurait détourné une somme importante en déclarant de fausses familles d’accueil dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Une fraude longue de plusieurs années

Employée au service de l’ASE, la sexagénaire aurait profité de ce poste pour mettre en place un système frauduleux. En créant de fausses familles d’accueil, elle déclarait ces entités pour percevoir des aides financières qu’elle utilisait à des fins personnelles. Selon les informations du journal Ici Berry, elle aurait détourné au total 285.000 euros.

Les débuts de la fraude : une nécessité financière

Tout commence en 2010, lorsque la femme doit rembourser un prêt à la consommation de 55.000 euros. Elle admet avoir été victime de dépenses compulsives, notamment pour des vêtements, des chaussures ou des sacs. Pour rembourser ses dettes, elle a imaginé un stratagème : créer de fausses familles d’accueil, les déclarer et toucher les aides correspondantes.

Ce système a rapidement fonctionné, lui permettant de percevoir des aides supplémentaires. Elle a ensuite créé une seconde famille d’accueil fictive, ce qui lui a permis de doubler son salaire. Pendant plusieurs années, elle a ainsi touché jusqu’à 2.200 euros en plus chaque mois, en restant sous le radar de l’ASE.

Une arrestation et une prescription limitée

Cependant, elle a été arrêtée lorsqu’elle a été surprise en flagrant délit. En raison de la prescription, les poursuites ne concernent que les six dernières années. Le préjudice retenu par le tribunal est donc réduit à 158.000 euros, contre les 285.000 euros initialement détournés.

Une situation financière désespérée

Lors de l’audience, la femme a déclaré ne plus disposer d’aucune somme d’argent. Elle a expliqué avoir dépensé tout ce qu’elle avait dans des crédits à la consommation, notamment pour des bijoux et des vêtements. Selon ses dires, ces dépenses étaient une façon de compenser un mal-être personnel.

Requis et décision à venir

La procureure a requis une peine de trois ans de prison avec sursis, une amende de 5.000 euros, ainsi que la confiscation des biens de la prévenue. La décision du tribunal sera rendue le 4 mars.

Laisser un commentaire