Fraude de 100 000 € en Dordogne : la manipulation diabolique d’une femme dévoilée
Une femme de la Dordogne est soupçonnée d’avoir orchestré une fraude complexe sur plusieurs années. Selon les enquêteurs, elle aurait utilisé des fausses déclarations, manipulé la confiance de ses employeurs et abusé de personnes vulnérables. Le préjudice total dépasse les 100 000 euros, touchant la CAF, la Sécurité sociale, ainsi que plusieurs organismes et individus.
Ce système frauduleux a été mis au jour lors d’une enquête approfondie. La femme aurait élaboré un mode opératoire précis, mêlant dissimulation, opportunisme et manipulation, qui a laissé derrière elle de nombreuses victimes et des institutions trompées. L’affaire est considérée comme l’une des plus lourdes en termes de conséquences humaines et financières dans la région.
Le procès et la condamnation d’une habitante de La Force
Une affaire révélée au tribunal correctionnel
Le tribunal correctionnel de Bergerac a rendu son verdict le 20 janvier 2026. La femme, âgée de 50 ans, a été reconnue coupable d’escroqueries commises entre 2015 et 2018. Elle a été condamnée à quinze mois de prison, avec possibilité d’aménagement sous bracelet électronique. Le montant du préjudice s’élève à près de 100 000 euros.
Absente à l’audience pour cause de stress post-traumatique, elle a été jugée sur pièces. Le procès a mis en lumière une fraude persistante impliquant des organismes sociaux, des employeurs, et des personnes sous tutelle, principalement dans le territoire rural périgourdin.
Une méthode d’escroquerie bien rodée
Pendant plusieurs années, la femme aurait volé le tampon professionnel de son médecin pour fabriquer de faux arrêts maladie. Elle aurait aussi utilisé le chéquier d’un cabinet d’avocats pour acheter des vêtements et des effets personnels. Elle aurait également abusé de la confiance de ses employeurs et manipulé des personnes sous tutelle pour couvrir ses activités.
Les enquêteurs décrivent un mode opératoire précis, basé sur la dissimulation et la manipulation, qui a permis de masquer ses activités frauduleuses tout en laissant des victimes désemparées dans la région.
Une récidiviste face à la justice
La prévenue avait déjà été condamnée trois fois pour des faits similaires. Lors du procès de novembre, elle s’était excusée en invoquant un stress post-traumatique. Le tribunal a néanmoins décidé de la condamner à quinze mois d’emprisonnement, avec aménagement, et à une interdiction d’émettre des chèques pendant cinq ans.
Elle dispose de dix jours pour faire appel. La justice souhaite ainsi prévenir toute nouvelle récidive et souligner la gravité de ses actes.
Les victimes et la confiance brisée
Les séquelles humaines de la fraude
Au-delà de la condamnation, cette affaire met en lumière la fragilité des systèmes d’aide sociale et la détresse des victimes. Les personnes sous tutelle ont vu leurs économies disparaître, tandis que des employeurs découvraient des comptes falsifiés. La confiance dans les institutions sociales a été profondément ébranlée.
Selon France Bleu, cette affaire rappelle l’importance de renforcer les contrôles et d’offrir un accompagnement psychologique aux victimes. Derrière les chiffres, il y a des vies bouleversées et une société locale marquée par cette trahison.
Une condamnation exemplaire et des enjeux de prévention
Les autorités cherchent à éviter toute récidive. La mise en place du bracelet électronique et l’interdiction bancaire visent à encadrer la détenue. Cependant, la réparation des préjudices reste un défi, car les victimes attendent des remboursements et une reconnaissance officielle.
Dans les zones rurales où chacun se connaît, la trahison laisse une trace durable. La condamnation envoie un message fort : la persévérance des enquêteurs a permis de dévoiler des montages discrets et de rappeler que la confiance, une fois brisée, a des conséquences durables dans toute la communauté.
Les réactions locales et la vigilance renforcée
À La Force, l’affaire continue de susciter incompréhension et colère. Beaucoup espèrent que cette décision encouragera une plus grande vigilance et un renforcement des solidarités. La condamnée, qui peut faire appel, devra aussi faire face au regard de ceux qu’elle a blessés.
Cette affaire rappelle que la confiance est fragile et qu’elle doit être protégée. Lorsqu’elle est trahie, ses conséquences se font sentir dans toutes les sphères de la vie locale, affectant familles, commerces et institutions.



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