Crèche de Lyon : le procès en appel de l’employée qui a tué un bébé
Procès en appel d’une employée de crèche condamnée pour la mort d’un bébé
Ce mercredi 28 janvier s’est ouvert le procès en appel d’une employée de crèche lyonnaise, initialement condamnée à 25 ans de prison. Elle était reconnue coupable d’avoir tué un bébé de 11 mois en lui faisant boire du déboucheur, type Destop, en 2022. La raison invoquée : la jeune fille aurait été intoxiquée pour « la faire arrêter de pleurer ».
En première instance, la justice avait condamné cette employée pour torture et acte de barbarie ayant entraîné la mort, sans intention de la tuer. Cependant, le ministère public avait fait appel de cette décision, estimant que la qualification de meurtre aurait dû être retenue. C’est ce point qui sera au cœur de ce nouveau procès.
Un débat sur la gravité des actes
Après le verdict initial, les parties civiles avaient exprimé leur choc face à la décision. La famille de la petite Lisa trouvait la décision difficile à comprendre et espérait un appel. Selon Jean Sannier, avocat de l’association Innocence en danger, l’audience est une nouvelle occasion de faire entendre leur voix.
“C’est le coeur du débat : est-ce qu’on peut décider de faire avaler une bouteille de soude caustique à un bébé, sans avoir l’intention de le tuer ? Comment peut-on faire subir une mort aussi atroce que celle-ci, un peu par inadvertance ou involontairement ?”
Le regard des parents et l’accusée
Pour les parents de Lisa, ce procès ne concerne pas seulement une erreur dans une crèche privée, mais la personne qu’ils considèrent comme le « monstre » qui a tué leur fille. Lors du premier procès, l’accusée avait exprimé ses regrets, mais la gravité de ses actes reste au centre des débats.
Une accusation basée sur la jeunesse et l’immaturité
Myriam Jaouen, âgée de 27 ans au moment des faits, possédait un CAP petite enfance. Son immaturité, attestée par des psychiatres, a été évoquée pour expliquer son comportement. Ce jour-là, elle était seule à accueillir les enfants dans une micro-crèche lyonnaise, la Danton Rêve, appartenant au groupe People & Baby.
Elle avait finalement reconnu avoir fait boire une partie d’une bouteille de Destop à Lisa, un produit très corrosif, pour qu’elle cesse de pleurer. Cependant, ses aveux sont intervenus après avoir initialement menti, évoquant une ingestion accidentelle de gouache ou la présence de seaux de désinfectant dans la pièce.



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