Scandale à Paris : l’ancien sénateur Guerriau face à une accusation explosive
Le procès de Joël Guerriau s’ouvre à Paris
Le procès de l’ancien sénateur de Loire-Atlantique, Joël Guerriau, a débuté ce lundi 26 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est accusé d’avoir drogué la députée Sandrine Josso à son insu, dans le but de la violer en novembre 2023 à Paris. Le procès est prévu pour durer deux jours.
Les faits et leur contexte
Sandrine Josso, députée du même département que l’ancien sénateur, a porté plainte contre lui après cette soirée. Lors de cet événement, Joël Guerriau aurait invité la députée chez lui pour célébrer sa réélection. Après avoir bu plusieurs gorgées de champagne, elle s’est sentie mal, victime d’un malaise et de sueurs froides. Des analyses ont révélé la présence d’une forte dose de MDMA dans son sang.
Selon l’instruction, l’infraction pourrait s’apparenter à une volonté de viol ou d’agression sexuelle. L’enquête a également relevé des recherches sur internet du sénateur, quelques semaines avant l’incident, portant sur la drogue et le viol. Joël Guerriau risque jusqu’à cinq ans de prison.
Les déclarations des protagonistes
Avant l’ouverture du procès, Sandrine Josso a exprimé son souhait que cette affaire serve d’exemple. Elle a appelé à une politique d’État renforcée pour lutter contre ces violences, notamment par l’éducation. Elle souhaite également que ce procès soit pédagogique, afin d’expliquer ce qu’est la soumission chimique et ses conséquences.
Le déroulement de l’audience
Joël Guerriau est arrivé dans la salle d’audience, où il discute avec ses avocats. Il porte des cheveux blancs, des lunettes, et a lancé un regard vers l’assistance. La députée, quant à elle, n’est pas encore présente dans la salle, où la presse est nombreuse.
L’audience a débuté à 13h30, avec la première déclaration du sénateur depuis les faits. C’est la première fois qu’il est entendu par le tribunal. La juge a évoqué la possibilité d’une volonté de viol, étant donné le cadre intime de la rencontre et les recherches effectuées par le sénateur sur internet. Joël Guerriau risque jusqu’à cinq ans de prison.
Les réactions et enjeux
Sandrine Josso a dénoncé, dans plusieurs médias, la nécessité d’une vraie politique d’État pour faire face à ces violences. Elle rappelle que cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par d’autres affaires similaires, telles que celles de Betharram ou Le Scouarnec.
En septembre dernier, Joël Guerriau a finalement annoncé sa démission de son mandat de sénateur, suite à la polémique. Depuis le début de l’enquête, il nie avoir intentionnellement fait ingérer de la MDMA à la députée. Il explique que la substance aurait été fournie par un collègue, vendue comme un euphorisant contre l’angoisse, et qu’il aurait accidentellement versé la poudre dans une coupe de champagne qu’il a ensuite laissée rangée.



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