Amber Heard se confie enfin sur son procès avec Johnny Depp
Lors d’une apparition rare au Festival du film de Sundance, Amber Heard a pris la parole pour évoquer le procès en diffamation qui l’oppose à Johnny Depp. Ce procès, lancé en 2018, fait suite à des accusations portées par Depp, qui la qualifiait de « frappeuse de femmes » dans un article publié par le journal The Sun.
Dans un documentaire intitulé Silenced, diffusé le samedi 24 janvier, l’actrice de 39 ans s’exprime sur l’impact de cette affaire. Le film aborde notamment l’instrumentalisation des lois sur la diffamation contre les femmes victimes d’abus, et suit plusieurs victimes empêchées d’obtenir justice à cause de coûteux procès en diffamation. Amber Heard y raconte ses échanges avec la réalisatrice Selina Miles, autour des conséquences qu’elle a vécues.
Elle confie : « Ce n’est pas à propos de moi. J’ai perdu ma capacité à parler. Je ne suis pas là pour raconter mon histoire. En fait, je ne veux plus utiliser ma voix. C’est ça le problème. »
Procès en diffamation
En 2020, après leur séparation, Johnny Depp a intenté un procès en diffamation contre le Sun pour l’avoir qualifié de « frappeur de femmes » dans un article de 2018. Amber Heard s’est impliquée dans cette affaire, qui s’est soldée par la défaite de l’acteur de Pirates des Caraïbes. Elle explique : « Le résultat de ce procès dépendait de ma participation, et je dépendais de l’issue. Quand j’ai rencontré mon avocate, Jennifer Robinson, j’ai eu le sentiment qu’elle comprenait la vision d’ensemble. Ce qui m’est arrivé, c’est une version amplifiée de ce que vivent beaucoup de femmes. »
En 2022, un autre procès en diffamation s’est tenu. Amber Heard était cette fois jugée coupable après avoir évoqué dans le Washington Post avoir été victime de violences conjugales. Elle a été condamnée à payer 15 millions de dollars de dommages et intérêts.
Une femme engagée et solidaire
Depuis cette condamnation, Amber Heard a disparu des médias pour se concentrer sur sa vie de mère célibataire de trois enfants. Elle confie que voir d’autres femmes se battre contre le déséquilibre des pouvoirs lui donne de la force. Elle ajoute : « En regardant le visage de ma fille alors qu’elle grandit et commence lentement à marcher dans ce monde… Je crois que ça peut aller mieux. »
Le documentaire présente également les témoignages d’autres femmes, telles que Brittany Higgins, une collaboratrice politique qui a dénoncé un viol par un supérieur au parlement australien, ou encore Catalina Ruiz-Navarro, rédactrice en chef du magazine latino-américain Volcánica, poursuivie en diffamation par le réalisateur Ciro Guerra. Parmi les intervenantes figure aussi Sibongile Ndashe, avocate spécialisée en droits humains.



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