Morandini condamné définitivement : la fin d’une carrière tumultueuse
Jean-Marc Morandini : une condamnation définitive
Mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Jean-Marc Morandini, rendant ainsi sa condamnation pour corruption de mineurs définitive. La cour d’appel de Paris l’avait condamné en mars 2025 à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende, une interdiction permanente d’exercer une profession en contact avec des mineurs, ainsi qu’une inscription au FIJAIS, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Ce verdict met fin à un long combat judiciaire, remontant à des accusations portées à son encontre entre 2009 et 2016. Selon les juges, il aurait envoyé à plusieurs adolescents, dont certains âgés de 15 ans, des messages à contenu sexuel, notamment en demandant des photos d’eux dénudés. Il avait aussi été jugé pour harcèlement sexuel sur un jeune acteur lors de castings pour une web-série, où il aurait incité le jeune homme à se dénuder. En appel, sa peine avait été portée à 18 mois de prison avec sursis, soit six mois de plus que lors du premier jugement.
Malgré la condamnation, Morandini reste à l’antenne
En 2016, malgré ces accusations graves, le groupe Canal+ avait annoncé qu’il l’évincerait en cas de condamnation, conformément à sa politique. Pourtant, cette promesse n’a pas été tenue. Aujourd’hui, Jean-Marc Morandini continue de présenter l’émission « Morandini Live » sur CNews.
Canal+ avait alors précisé que la date de lancement de l’émission serait fixée en fonction de la situation judiciaire. De plus, il avait été indiqué que, en cas de condamnation, l’animateur quitterait le groupe sans indemnité. Cependant, depuis la reconnaissance de sa culpabilité, le groupe n’a pas procédé à son éviction.
Une position officielle de CNews
Selon un communiqué relayé par l’AFP et publié dans Le Parisien, CNews a confirmé que Jean-Marc Morandini continuait à être à l’antenne. La chaîne a déclaré : « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne sur CNews ».
Pour Me Anthony Mottais, avocat d’une des victimes, cette situation est incompréhensible. Il explique : « Il n’est désormais plus présumé innocent. La justice, par trois fois, a reconnu qu’il a fait souffrir des mineurs. Le tout au moyen de son aura médiatique ».
Malgré cette décision controversée, CNews n’a pas encore répondu aux sollicitations du Parisien pour commenter la situation.



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