DesEx-policiers détournent la cocaïne et risquent 6 ans de prison
Six ans de prison requis contre deux ex-policiers pour détournement de drogues
Ce lundi 12 janvier, le ministère public a requis une peine de six ans d’emprisonnement à l’encontre de deux anciens policiers de la brigade des stupéfiants à Paris. Ces policiers sont poursuivis pour avoir substitué des saisies de cocaïne par du plâtre ou de la pâte à sucre.
Les deux hommes, qui étaient collègues de nuit au sein de la brigade, ont été arrêtés en décembre 2022. Ils ont ensuite été placés en détention provisoire, où ils ont passé deux ans. Bien qu’ils comparaissent libres, ils ont été radiés de la police.
Ils ont reconnu avoir effectué huit substitutions de saisies de cocaïne entre juin 2020 et leur arrestation. Au total, neuf kilos de drogue ont été détournés, remplacés par des substances inoffensives, puis reconditionnés dans les mêmes pochons que la cocaïne initiale.
Selon la procureure, la valeur marchande de la drogue détournée pourrait atteindre 630 000 euros. Cependant, l’enquête n’a pas permis de prouver une vente ou une cession de cette drogue.
Les explications des accusés
Lors de l’audience, les deux policiers ont expliqué que la cocaïne était dissimulée dans un faux plafond situé au-dessus des douches des femmes, dans leurs bureaux au siège de la police judiciaire. Ils ont invoqué plusieurs raisons pour justifier leur comportement : une séparation amoureuse, l’anxiété liée à la pandémie de Covid-19 et surtout, un harcèlement de la part de leur supérieur.
Thierry C., l’ancien capitaine, a déclaré que c’était « le truc le plus débile, le plus idiot » qu’il ait fait, avant d’ajouter qu’ils se sentaient méprisés et qu’ils avaient réagi en conséquence. Son collègue a également dénoncé un management difficile de la part de leur supérieur hiérarchique.
Les deux hommes ont aussi expliqué que c’est la perspective de l’accouchement de la compagne de Thierry C. qui les aurait poussés à cesser leurs activités et à vider la drogue stockée dans les toilettes.
La procureure a toutefois exprimé des doutes, soulignant que, malgré plusieurs procédures, la cocaïne est restée dans les faux plafonds pendant deux ans, sans qu’il soit possible de prouver une vente ou une cession. Elle a indiqué que la décision concernant la peine sera rendue le 24 février.



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