Un Faux infirmier condamné pour agressions sexuelles et exercice illégal

Un faux infirmier condamné pour agressions sexuelles et exercice illégal

Un homme, Nicolas Gonidec, ancien élu municipal et entrepreneur, a été reconnu coupable d’avoir pratiqué des prises de sang et des injections illégales sur des femmes. Ce faux infirmier, obsédé par les veines des femmes, a exercé durant plus de vingt ans.

Ce jeudi 8 janvier, le tribunal correctionnel de Quimper l’a condamné à une peine de cinq ans de prison. La décision inclut également une injonction de soins et une interdiction de séjour dans le Finistère pour une durée de cinq ans. Ces mesures correspondent à la peine maximale demandée par le parquet lors du procès, qui s’est tenu début décembre.

Nicolas Gonidec, âgé de 44 ans, a appris sa condamnation par visioconférence depuis la prison de Ploemeur (Morbihan). Il y est incarcéré depuis le 10 décembre, suite à de nouveaux faits présumés d’exercice illégal de la profession d’infirmier et de pharmacien. Son procès pour ces faits est prévu à Lorient le 2 février 2026.

Une dangerosité reconnue par le procureur

Le procureur Jean-Luc Lennon a insisté sur la « dangerosité patente » de l’homme et sur le risque de récidive. Il a rappelé que Nicolas Gonidec avait déjà été condamné en 2021 pour des faits similaires.

Le procureur a dénoncé la personnalité perverse et manipulatrice de l’ancien élu et entrepreneur, qui a profité de son statut pour pratiquer des injections et des prises de sang sur des femmes. Il utilisait pour cela des stratagèmes, en prétendant participer à une fausse étude médicale pour convaincre ses victimes.

Selon le magistrat, le mobile principal de ses comportements est sexuel. La prise de sang ou la vaccination représenterait pour lui une source de plaisir et d’excitation sexuelle. Cette analyse a été confirmée par une experte psychiatre lors du procès.

Une obsession pour les piqûres et des actes à caractère sexuel

Le faux infirmier proposait aussi à certaines victimes des méthodes de relaxation utilisant des massages, qu’il présentait comme un « orgasme thérapeutique ». Huit femmes ont déclaré avoir subi des caresses sur les seins ou des masturbations non désirées, alors qu’elles participaient à ce qui devait être un protocole médical.

Son avocat, Yann Le Roux, a souligné que « son obsession pour les piqûres » était sa principale motivation, tout en précisant que seule une minorité des victimes aurait été concernée par des faits de nature sexuelle.

Au total, Nicolas Gonidec était poursuivi pour une quarantaine d’injections et de prises de sang effectuées illégalement sur des femmes entre 2015 et 2021. Il a reconnu la plupart des faits lors du procès.

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